
VIDEO - Le président du directoire de PSA Peugeot-Citroën répondait vendredi matin aux questions de Jean-Michel Aphatie. Philippe Varin "attend de voir" ce que sera le plan de soutien du gouvernement à l'automobile le 25 juillet et ne demande "pas d'aide directe". "On peut rêver d'augmenter les ventes par une prime à la casse", a-t-il déclaré, ajoutant: "Nous disons ce n'est pas la solution" car "la prime à la casse c'est du dopage, ce sont des prix cassés, on ne va pas acheter deux fois les voitures". "Ce plan nous sommes absolument prêts à y contribuer", a-t-il poursuivi. "Il est essentiel que la capacité d'innovation de cette filière puisse se réaliser", a-t-il soutenu, plaidant pour une baisse "massive" du coût du travail en France.
Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Philippe Varin.
Philippe Varin : Bonjour, Jean-Michel Aphatie.
Vous avez présenté jeudi un projet de réorganisation de l'entreprise que vous présidez. 8.000 suppressions de postes, fermeture de l'usine d'Aulnay. "Nous n'acceptons pas ce plan en l'état", a dit jeudi le Ministre Arnaud Montebourg. Votre plan, Philippe Varin, est-il négociable ?
Jean-Michel Aphatie, ce que je voudrais dire au préalable une nouvelle fois, c'est que je partage l'émotion et la tristesse des salariés et de leurs familles. Je comprends leur inquiétude. Je leur ai dit hier qu'ils n'avaient absolument pas démérité et j'ai pris un engagement. J'ai pris un engagement que le groupe allait s'engager à proposer à chacun une solution d'emploi.
Pas de licenciements secs, dites-vous.
Pas de licenciements secs. Est-ce que le plan est négociable ? Vous savez, j'ai eu la chance de construire une usine. C'était il y a vingt ans. Et je peux vous dire qu'en tant qu'industriel, le moment de fermer une usine, c'est un des pires moments et si on le fait, c'est par devoir.
Aujourd'hui, nous avons fait des études approfondies sur tous les scénarios possibles. Le groupe est dans une situation où il perd 200 millions d'euros par mois en trésorerie, donc les décisions que nous proposons, que nous allons prendre, nous devons les prendre.
Mais nous avons pris un engagement, c'est que le dialogue social serait exemplaire. Et ça, ça veut dire -il y a bien sûr des marges de liberté dans la manière dont nous allons appliquer le plan. Nous avons pris, par exemple sur Aulnay, qui comprend 3.000 salariés, un engagement, c'est que la moitié des salariés d'Aulnay trouveront à Poissy une proposition de poste, dans la région parisienne donc.
Et que sur l'autre moitié, ce site d'Aulnay, nous allons le réindustrialiser, nous allons le revitaliser, nous allons créer 1.500 emplois. Ceci, nous allons le faire -parce que PSA va rester à Aulnay. Nous n'allons pas faire une opération immobilière. Nous allons être à la manœuvre dans la réindustrialisation.
Mais vous n'allez pas exploiter vous-même...
Non, certaines activités.
... sur ce site. Les activités qui vont être créées, ce n'est pas vous qui allez les exploiter.
Certaines activités pourront venir du groupe mais, bien sûr, nous allons, grâce à cette position logistique, grâce aussi aux compétences des salariés actuels d'Aulnay, nous allons pouvoir attirer d'autres entreprises. Et là, avec l'Etat, nous pouvons faire un travail commun.
L'Etat, justement, ou le gouvernement, du moins, qui le gère ce vendredi, a l'air méfiant vis-à-vis de PSA, Philippe Varin. Arnaud Montebourg, toujours, dit : "Il n'y a pas de justification suffisante à ce plan". Et il va vous envoyer un expert, M. Sartorius, pour regarder vos comptes. Est-ce que vous allez ouvrir vos livres de comptes à l'expert que va vous envoyer le gouvernement, Philippe Varin ?
Mais, bien entendu, Jean-Michel Aphatie. Nous n'avons rien à cacher et d'ailleurs, avec les pouvoirs publics, nous sommes d'une totale transparence sur la gravité de la situation, sur le plan que nous prenons et puis aussi sur toutes les mesures d'engagement. C'est notre responsabilité d'industriels de trouver des solutions, de prendre des engagements et c'est naturellement le rôle des pouvoirs publics d'être vigilants sur l'application de ces plans.
Cette méfiance et l'agressivité du discours du gouvernement vous ennuient ?
Je comprends l'émotion et je comprends la vigilance mais j'attends aussi de voir le 25 juillet quel pourra être le plan du gouvernement de soutien à l'ensemble de la filière automobile.
Qu'est-ce que vous demandez ?
Ce plan, d'abord, nous sommes absolument prêts à y contribuer. Vous savez, la filière automobile française, dont le groupe est la locomotive -vous savez que nous représentons deux tiers de la production automobile en France, que nous avons 100.000 salariés, la moitié de nos salariés sont en France et que nous entraînons cette filière qui, avec les emplois indirects, représente 1 emploi sur 10 en France. Donc, que demande-t-on au gouvernement ? Il est essentiel que la capacité d'innovation de cette filière puisse se réaliser. Nous sommes le plus grand déposant de brevets et nous allons le rester.
Et donc, il faut vous aider ?
Alors, nous ne demandons pas une aide directe bien sûr. Alors, on peut rêver d'augmenter les ventes par une prime à la casse. Nous disons ce n'est pas la solution. La prime à la casse, c'est du dopage, ce sont des prix cassés. Et puis, on ne va pas acheter deux fois les voitures.
Par contre, sur les coûts pour restaurer nos marges, il y a une marge de flexibilité sur le coût du travail. Vous savez, nous avons le coût du travail le plus cher en Europe et nous produisons 44% de notre production en France. Donc, il faut baisser les charges qui pèsent sur le travail de manière massive.
On vous accuse, Philippe Varin, d'avoir retardé l'annonce de la fermeture de l'usine d'Aulnay. D'avoir attendu l'après élection présidentielle pour faire cette annonce. Quand avez-vous décidé la fermeture de l'usine d'Aulnay ?
Jean-Michel Aphatie, ce sont des décisions extrêmement lourdes à prendre et donc, nous avons étudié tous les scénarios possibles. La crise européenne, la crise des dettes souveraines en Europe du milieu de l'année dernière a changé la donne sur le marché européen. Le marché européen a baissé d'un quart en cinq ans et nous sommes très impliqués dans le sud de l'Europe, qui était extrêmement touché.
Nous avons fait toutes les études. Dans le premier semestre de cette année, nous nous sommes rendu compte que cette crise était durable et qu'il fallait prendre des mesures car nos usines tournent à mi-capacité sur les petites voitures, si vous voulez, entre Poissy et Aulnay. Donc nous devons remplir nos usines. Nous avons pris la décision dans le premier semestre. Evidemment, c'est une décision tellement importante qu'il n'était pas question d'en faire un enjeu de la période électorale.
Et donc, vous avez attendu l'après élection pour l'annoncer.
Nous avons attendu dès que possible. Nous avons pu le faire.
D'autres sites industriels, d'autres usines de PSA sont-elles menacées, Philippe Varin ?
Alors, écoutez, puisque nous avons fait beaucoup d'études, il y a un an, lorsqu'il y a eu des fuites sur nos études, des fuites extrêmement malheureuses, le site d'Aulnay était menacé. C'était identifié. On a une solution de reconversion. Mais le site de Rennes était menacé aussi. Alors là, jeudi, nous avons annoncé la nécessaire réduction des effectifs.
1.400 postes.
1.400 postes sur 5.700 mais la bonne nouvelle pour le site, c'est que nous avons pris l'engagement d'y mettre un nouveau modèle en 2016 et que nous allons réinvestir une nouvelle plate-forme à Rennes.
Donc, c'est un engagement que vous tiendrez ça ?
C'est un engagement que nous tiendrons.
Un nouveau modèle à Rennes en 2016.
Donc, ça c'est une bonne nouvelle. Et puis, il y avait aussi des menaces sur un troisième site, celui de Sévelnord, près de Valenciennes, qui fait des véhicules utilitaires. Là, aujourd'hui, je n'ai pas de certitude mais j'ai de bons espoirs que nous allons trouver une solution. Donc, nous allons, sur deux des trois sites menacés, proposer des solutions d'avenir.
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Un retour de la prime à la casse vous inciterait-il à acheter une voiture neuve ?
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les médias et la gauche ont massacré SARKO, il en faisait trop. Hollande, lui, se ballade. Il passe son temps à se faire bizouter, serrer des mains, faire des autographes et même à tirer à l'arc. Grotesque ! Il a déjà fait 6 commissions qui n'ont rien donné ! il retire les HS aux travailleurs, abroge la TVA sociale alors que même l'Espagne l'a instaurée. Nous allons bientôt plonger sec.
Oui, bien sûr le coût du travail en France... mais il est inférieur de 29% dans l'industrie auto à celui de l'Allemagne !! et puis, Toyota à Valencienne, Smart en Lorraine produisent bien de petites voitures en étant tout à fait rentables... Ils sont en France, non ?? Evidemment, il faut investir dans la robotique et pas seulement à Brighton ou en R.Tchèque, n'est pas M.Varin???
Caton l'ancien(-234-149 av JC) nous a informé que l'esclave Romain étant tout à la fois homme et marchandise, le maître devait en prendre soin. Le maître devait à l'esclave, la nourriture, le vêtement et le logis. Aujourd'hui nos maîtres nous paient si l'on a un emploi, 1118,36 euros par mois et sans emploi avec le RSA 475,00 euros. Ces montants d'aujourd'hui, ne permettent aucunement à un homme de se nourrir, de se vêtir, de se loger. Faut il en conclure qu'il valait mieux vivre l'esclavage.
Tout le monde joue la surprise concernant les difficultés de l'automobile ? Cela fait des années que les experts tirent le signal d'alarme concernant la surcapacité de production en Europe , en temps de crise les plus fragiles tombent les premiers. Nous sommes des pays matures on ne peut pas demander aux gens d'acheter 2 voitures par personnes ! le renouvellement se faisait tous les 6 ans il se fait tous les 8 , calculez la chute de plus nos exportations sont inexistantes....
Aujourd'hui nous entendons nos politiques se déchainer sur PSA qui a bénéficier d'une aide de l'état entièrement rembourser, qui a privilégié la fabrication en France alors que Renault s'expatriait, mais les charges ne permettent plus de fabriquer de façon concurrente en France, alors il faut que nos politiques le comprennent.....
Quand nous regardons ce qui se passe, nous sommes surpris de voir avec quelle hargne les procureurs socialistes tancent les patrons dont les sociétés sont en difficultés.
Aucune société n'accepte facilement de rendre les armes, soit par des licenciements ou par un dépot de bilan, et nos pauvres politiques devraient etre obilgé de faire des stages en entreprise pour comprendre d'où vienne les taxes qui permettent aux fonctionnaires d'avoir leur salaire....
Oui il faut baisser le coût du travail,reduire, ajuster les prélèvements et les avantages sociaux et cesser de les distribuer à la terre entière ...privilégier le made in France, Ne pas mettre des usines de composants de l'autre coté du Rhin pour des voitures produites en France... Le bon élève est Renault qui ouvre une usine au Magreb tandis qu' à Flins on paye les chomeurs français (issus de l'immigration)avec l'argent des cotisations Françaises . On nous prend pour des idiots ou quoi ?
Et s'il commençait par diviser par 10 le montant pharaonique de sa "liste civile",cet espèce de Ratatsès II ! (Pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est un ennemi du monarque des éléphants Babar/Aubry)
Ce coup de théâtre risque de déclencher enfin les mesures appropriées jusqu'ici massacrées par la gauche au nom du dogme et de la haine du sarkozysme. La ruine financière des petits salaires par une loi à effets rétroactifs, du jamais vu ! Déjà 34 MD€ de dette supplémentaire, une croissance nulle donc un endettement de 91% du PIB, +1.7 en % en 45 jours soit 755 M€/J. Et ça se félicite de discuter avec des minorités syndicales. Qui gouverne dans ce Pays ?
http://cluaran.free.fr/dette.html
La responsabilité d'un politique est de faire en sorte qu'au prix du cout du travail et de la compétitivité , qui servait déjà pour garder les gosses dans les mines en concurrence avec les mines Anglaises dans les années 1880 !!! de proposer d"autre voies que ceux de la spéculation contre l’intérêt générale ?
Instaurer la tva sociale...comme voulait le faire Mr SARKOSY voilà la solution.
Ce MONSIEUR a parfaitement raison, la clé de la reprise, de la croissance et du retour vers le plein emploi, passera par le retour aux charges sociales comme avant les années 1981. Tout le monde aura du travail, bien rémunéré, seul les politicards ni gagnerons pas, voir meme y perdrons....Mais ce n'est pas grave, ils se gavent depuis 40 ans!!!
Najat Vallaud-Belkacem est l'archétype même de l'hypocrisie des politiques car elle a oubliée que sous la présidence Sarkozy; ............. DES MINISTRES PS ETAIENT EN FONCTION !!!!!!!!
Sa surprise tombe a l'eau.
tiens plus de primes a la casse! ah! si juste pour les salaries...
et si on baissait son coup de travail et son salaire a ce monsieur! a force de ne pas se renover: c3 relooker, 206,207,208 toujours le meme style.
nouvelles technologies, oh non!
le feu est dans la bergerie, pour sauver notre avenir et notre cote en bourse on vire a tour de bras. ou il ferons fabriquer en dehors du territoir.
n'achetez plus Peugeot, ni citroen..., ca ne sauvera que les actionnaires, ...
De plus je viens d'apprendre que ce site qui doit fermer..Intéressait fortement ADP !!!
puisque situé entre Le Bourget et Roissy ..donc idéale !!!
300 millions d'euros..c'est toujours bon à prendre,non ?
19h47 - POCURUL - 13/07/12
felipe-2-19h21-On voit bien que vs n'avez jamais travaillé de votre vie..
Je travailles depuis 16 ans..Mme Soleil...
et vos réactions plus que malenconteuses et méprisantes...ne m'empêcheront pas de ragir..quand et comment je le souhaiterai quand le besoin s'en fera sentir..Merci ...de supporter la différence de point de vue divergent ?
felipe-2-19h21-On voit bien que vs n'avez jamais travaillé de votre vie,ds la mesure où 1 individu comme vs se permet de dire que les patrons partent c'est que vs êtes 1 de ces parasites qui se fait engraisser par les travailleurs qui mettent un point d'honneur à se lever le matin&assumer leur avenir.Continuez à végéter dans votre cité HLM planqué derrière vos rideaux à jalouser vos voisins pas sûr que ceux-ci continueront à vs offrir le gîte et le couvert,ils pourraient vs mettre à la rue!!
Moi je souhaite que tous vos hommes et femmes politique qui vivent comme des nababs au frais de vos impôts. Messieurs et mesdames et qui n’arrêtent pas de pondre des lois etc!!! pour que vous viviez comme des rats!!! ils est la le problèmes continuer!!!!
Je souhaite que tous les patrons partent avec leur argent .
Et sans ouvriers et main d’œuvres...Qui sont ils ?
Qui fait la différence dans le produit, par rapport à la concurrence..le savoir faire des petites mains...ou la théorie Commerciale qui pousse ceux ci à délocaliser de plus en plus au détriment de la qualité du produit ? Qu'ils partent s'ils le veulent..mais que diable..Qu'ils arrête de donner des leçons de morale ensuite !!!
Sans commentaire :
http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/13/1399...