
A quatre jours du Grand Prix d'Allemagne de Formule 1, Romain Grosjean, le meilleur des trois Français engagés cette saison en Formule 1, dresse un bilan de la première partie de la saison. Sur le podium à Bahreïn, le pilote Lotus-Renault pointe au 7ème rang du championnat du Monde avec 61 points, contre 129 au leader, Fernando Alonso.
C’est pour quand la victoire ?
"C’est pour quand elle voudra bien se donner à nous. Je crois qu’il faut faire attention à ne pas vouloir se focaliser, à chercher je veux la victoire c’est ce je veux faire tout ce qu’il faut faire lors d’un grand prix pour aller chercher la victoire mais si on se pose la question de ce week-end où je veux gagner ou c’est la victoire ça ne fonctionnera pas".
"C’est une saison assez folle en termes de résultats sportifs. On voit les écarts de qualification qui sont minimes".
C’est difficile de se faire une place dans ce monde impitoyable...
"J’ai eu une chance en sport automobile c’est de rencontrer certaines personnes clés quand c’était un petit peu plus dur. Il a fallu croire en ses rêves, il a fallu se dire que ce n’était pas forcément fini, qu’il y avait peut-être une chance de revenir, il y avait un risque aussi puisque l’on se retrouve à 25 ans à se dire je retente une année GP2 pour arriver en Formule 1 et qu’est-ce que l’on fait si ça ne passe pas. Mais au final j’ai cru en mon rêve et c’est passé".
Si on n’a pas des gens, des sponsors, c’est injouable ?
"C’est assez compliqué, c’est vrai que l’on est aujourd’hui dans une situation générale où le pilote a besoin d’avoir d’une part le talent et d’autre part les appuis politico-financiers nécessaire mais c’est le cas à tous les niveaux pour tous les pilotes donc c’est vrai que aujourd’hui il faut avoir l’ensemble des choses avec soi pour avoir une chance de passer en Formule 1".
Les regards ont changé envers toi ?
"Il y a un respect mutuel qui grandit".
Est-ce que aujourd’hui vous vivez bien de la F1 ?
"Jusqu’en F1 on ne gagne pas sa vie. On paye ses saisons mais on n’est pas payé c’est vrai que quand je dis il a fallu reprendre le risque de refaire une saison de GP2 en 2011 c’était un vrai risque puisque c’était une année de plus à faire du « bénévolat », à ne pas être payé à tenter de rejoindre son rêve et si ce n’était pas passé à 26 ans je me retrouvais avec un bac et pas grand-chose d’autre pour me relancer. Il y a beaucoup de sacrifices à faire mais aujourd’hui je suis ultra-heureux d’être en Formule 1, c’est mon rêve, c’est le métier que j’aime le plus faire au monde donc je savais que le jeu en valait la peine".
Y’a-t-il des certitudes pour la saison prochaine ?
"Il y a des discussions maintenant est-ce qu’il y a des certitudes oui si je continue à faire ce que l’on a fait depuis le début de la saison je pense qu’il n’y a pas de raison que ça se passe mal maintenant on sait que la Formule 1 est un monde assez impitoyable, on a vu des choses se passer de temps à autre, on n’est jamais sûr mais ce qui est sûr c’est que je veux continuer à faire de mon mieux, à me battre aux avant-postes, à aller chercher plein de podium et voir plus et si tel est le cas ça devrait continuer".
publicité
Trouvez-vous la future Twingo plus séduisante que le modèle actuel ?
Nombre de votes :
publicité

Pour participer et commenter vous devez être connecté.
Aucun intérêt...